Les grands écrans de cinéma…
La projection de films cinématographiques sur grand écran, défini plus tard sous l’appellation de cinémascope, puis de Scope, a des origines relativement anciennes.
C’est en 1900, en effet, que le français Grimon-Sanson eut l’idée d’associer 10 projecteurs de cinéma en batterie pour projeter un film (colorié à la main) sur un écran intégralement circulaire de 100 m de circonférence ; le public était au milieu de cette enceinte et pouvait tourner la tête autour de lui sans jamais percevoir de solution de continuité dans les images.
Les films projetés avaient, évidemment, été filmés en panoramique décomposé, par section juxtaposée c’est-à-dire par des appareils de prises de vues aux champs accolés. Ce fut l’un des « clours » de l’exposition universelle de Paris.
L’idée devait en être reprise en 1951 par l’américain Waller, sous le nom de cinérama et sur la base restreint de trois projecteurs et d’un écran en arc de cercle (en fait Waller y travaillait depuis 1936). Mais il s’agissait là, en quelque sorte d’un bricolage exigeant un équipement volumineux et présentant un défaut fondamental : c’est que les trois images projetées comportaient sur leurs marges une frange de jonction

