Commerces de proximité : dur, dur...
Réglementations tatillonnes, harcèlement immobilier, plaintes du voisinage : tout est fait écœurer les commerçants de bouche. Quand ils auront disparu, il sera toujours temps de pleurer !
Rue du Commerce dans le 15e arrondissement de Paris bouchers, primeurs, tripiers... Ont ainsi fermés les uns après les autres. Seules quelques échoppes entourant l’église sont parvenues à conserver leur petite place au soleil. Tout le reste s’est effacé pour laisser s’implanter Zara, H&M, Gap, autant de magasins faussement bons marchés qui s’entassent dans les quartiers jusqu’à les asphyxier. Quant aux boulangeries, elles n’ont pas su, elles non plus, résister à l’assaut concerté des chaînes comme la brioche dorée, le fournil de Pierre ou Paul.
Dans tout Paris c’est la même tragédie.
Les rues autrefois commerçantes, se meurent peu à peu, sacrifiées sur l’autel de la spéculation immobilière. Et les premiers à déposer les armes sont les artisans de la bouche.

