Le choc des images...
L’année qui vient de s’écouler aura été marquée par la violence : tortures, attentats, prise d’otage..., des images qui nous sautent aux yeux. Insoutenables pour certains, fascinantes pour d’autres.
Le problème des images de télévision et qu’elles vont si vite que l’on ne peut ni les étudier ni comprendre comment elles ont été montées.
Or elles au moins deux effets néfastes : elle nous empêche de penser et nous ôte l’envie de nous informer par nous-mêmes en nous faisant croire que nous savons tous en les voyant ; elles nous font imaginer que le monde est noir en renforçant le sentiment de menace diffuse.
Contrairement à ce qui se dit, elles n’incitent pas la violence, mais on augmente l’angoisse sécuritaire.
Notre seul recours contre leur impact ?
Nous accorder la liberté d’associer ce qu’elles montrent avec nos propres images intérieures, nos propres rêveries. C’est l’unique façon de résister à la tétanisation devant la réalité nue, trop crue, au mutisme qu’elles imposent.

