Science sans conscience n’est que...
Toutes les enquêtes effectuées ces dernières années en Europe montrent que les étudiants se désintéressent des filières scientifiques.
Plus largement, dans le monde occidental, le grand public est de plus en plus méfiant à l’égard des sciences. Tchernobyl, le sang contaminé, la vache folle ont largement contribué à accroître cette méfiance. À quoi s’ajoutent des questions sur les OGM, la procréation médicalement assistée, les inquiétudes sur l’avenir de la planète.
Le fossé qui sépare la communauté scientifique et citoyen est de plus en plus large.
On a pourtant tous besoin d’une culture scientifique minimale pour exercer sa citoyenneté, sortir des slogans, des évidences prémâchées. Si l’apprentissage des sciences développe le sens de la rigueur, de l’organisation et de la précision, il dote aussi les jeunes élèves d’un esprit critique bien utile pour faire le tri parmi le flot d’informations qui nous recouvre.
La démarche d’investigation apprend à ne pas prendre pour acquis ses premières impressions. Plus on développe tot la culture scientifique des enfants et une logique de questionnement, plus ils auront envie de comprendre les enjeux du progrès ou des découvertes. Moins ils les suivront, ils seront parties prenantes de la décision. Le but n’est donc pas d’en faire de futurs chercheurs mais de faire des sciences un vecteur d’appropriation d’échanges économiques, sociaux, environnementaux.

