Crise financière : la débâcle !
Les chiffres effrayants donnent le vertige.
La société générale, l’un des plus beaux fleurons du secteur bancaire européen, a fini par avouer avoir perdu plus de 2 milliards d’euros dans la crise américaine des subprimes.
Pis encore, elle a fait les frais d’une fraude interne massive portant sur plus de 5 milliards d’euros. Perte sèche : près de 7 milliards d’euros !
Au-delà des chiffres, un symbole.
Car ce fameux « lundi noir », 21 janvier, que certains nomment « krach » et que d’autres persistent à décrire comme « une brutale correction des marchés », signe en réalité la débâcle du capitalisme financier.
La Bérézina de cette financiarisation de l’économie où l’argent roi a remplacé l’homme, où l’argent fou tient lieu de règle, et le profit de Saint Graal. Celle de la spéculation financière la plus débridée que le milliardaire américain Waren Buffet a récemment « arme de destruction massive ».
En quelques années, la finance, qui n’aurait jamais dû cesser d’être un moyen au service de l’économie, est devenu une fin en soi. Le degré de sophistication des produits financiers est tel qu’ils échappent désormais à tout contrôle.

