Petit histoire d’un peintre Marrakchis
Le peintre « le long, mince » doit faire une des chambres. Choix de la couleur : bleu nuit. Cela cachera les défauts d’un plâtre inégal. La peinture chaux et pigment. La chaux laissant respirer les murs. Surtout ceux du rez-de-chaussée le nécessitent. Dans la médina tous les Riads ont de l’humidité capillaire s’en provenant des eaux usées, d’une nappe phréatique très proche. Certains Riads ont des puits. Nul remède, à ce jour, pour combattre ce fléau. Notamment sur le pisé. Goudrons, peintures vinyle ou autres font remonter les traces humides que l’on aimerait n’avoir pas sous les yeux.
- Tu vas peindre que là.
Tête ahurie de l’homme.
- Tu as compris : que là…
Il répète le mot incline la tête. Courant de l’après-midi venant constater l’état d’avancement des travaux, la pièce est peinte en …Noir !
- Qu’est-ce que tu as fait ? C’est bleu nuit que je voulais.
J’appelle Mohamed. Lui explique la situation, lui disant que je ne souhaitais de bleu nuit « que là ».
- Tu as dit « kla ».
- Oui, « que là » !
- Non… « kla » en arabe signifie…Noir !
Travail à recommencer !

