Moto : la 500 Bullet
Créant sa propre mode, le mono indien traverse les âges avec bonheur. Pour une plus que cinquantenaire, la 500 garde bon pied bon œil.
Chaque réservoir des 30 000 Bullet que Royal Enfield fabrique chaque année en Inde estpeint à la main avec des filets dorés. Né au début du siècle dernier la marque britannique s’est éteinte à la fin des années 60 malgré une ultime tentative pour s’imposer sur le segment des bicylindres avec la 750 interceptor.
Un partenaire indien a racheté les droits du modèle phare qu’il produisait depuis 1955 pour le marché intérieur indien. Un monocylindre culbuté simple, pour ne pas dire basique, décliné en seulement deux versions, en 350 cm cube pour le marché intérieur et en 500 cm cube majoritairement pour l’exportation.
Face aux 8 millions de deux-roues produits chaque année dans le pays indien essentiellement des 100 cm cube utilitaires fabriqués sous licence japonaise, royale Enfield fait encore figure de lilliputiens. La légendaire Bullet tire néanmoins son épingle du jeu grâce à une image de « reine de la route » forgée au fil des ans. Équipant l’armée et la police indienne elle est considérée comme une moto élitiste.
Pour environ 1500 € chacun peut disposer d’une moto synonyme de pouvoir et de statut social une aubaine au pays des castes. Quelques concessions sont toutefois au programme la Bullet un produit Premium mais il faut savoir l’entretenir et la réparer soi-même.
L’usine qui fabrique cette moto emploie 450 personnes sur un terrain de 2,6 ha et assure l’essentiel de la fabrication du moteur et les opérations d’assemblage une trentaine de sous-traitants locaux fournisse les éléments de la partie cylindres qui sont ensuite montés.
Tout en prenant soin de ne pas altérer son pedigree royal Enfield a dilué un peu de technologie moderne dans sa bulett au cours de la dernière décennie notamment l’adoption de l’allumage électronique apparu en 2000 l’apparition d’une cinquième vitesse, de nouvelles suspensions et l’augmentation de l’alésage du modèle 500 (face à 535 cm cube)
En dix ans le haut de gamme de royal Enfield a fait l’objet de nombreuses améliorations dont certaines restent invisibles au profane. Un soin particulier a été apporté pour que ces évolutions ne dénature pas l’esthétique de la bulett et participe à sa longévité exceptionnelle.

